Tasuta N-Imal est un groupe originaire de Boumalne Dadès, dans le Sud-Est marocain. Né en 2008, il forge un son enraciné dans les formes vocales et rythmiques amazighes (ahwach, izlan, tizraren…), porté par des guitares puissantes, des grooves syncopés et une énergie rock. Le groupe s’impose par un style live intense et une identité visuelle forte, incarnée par leur tenue de scène : l’Aqidour n’Aït Aatta, hommage à leur héritage tribal. Lauréats du prix Inouraz, ils multiplient les tournées depuis 2020, au Maroc et en Europe (Pays-Bas, Pologne, Belgique, Allemagne). Avec des morceaux comme Fadma ou Agherbaz, Tasuta N-Imal développe un folk-rock amazigh vibrant, mêlant poésie, groove et transmission. Une musique frontale, connectée à la terre comme au monde.

Trio maroco-français formé à Marseille en 2019, Zar Electrick est à la croisée des transes afro-maghrébines et des musiques électroniques. Son nom évoque le zār, rituel de possession et de libération des corps venu de la Corne de l’Afrique, que le groupe réinvente sur scène à travers un groove organique et envoûtant. Composé du chanteur-instrumentiste marocain Anass Zine (à l’origine du groupe Gnawa Click), du joueur de kora Arthur Péneau et du beatmaker Didier Simione, le groupe fusionne guembri, oud, kora électrique, synthétiseurs et chants en arabe, français et espagnol. Après un premier EP en 2023 (Hawa), ils dévoilent en avril 2025 Koyo, leur premier album. Porté par plus de 100 concerts en deux ans, entre le Maroc, l’Europe et l’Amérique du Nord, Zar Electrik trace sa route dans cette scène afro-électronique en pleine effervescence, entre transes gnawa, pulsations subsahariennes et textures électroniques.

Formé en 2009 à Budapest, Bohemian Betyars fusionne punk débridé, folk survolté et influences hongroises, balkaniques et tsiganes. À l’image de leur nom (entre liberté bohème et esprit frondeur des betyárs, hors-la-loi devenus héros populaires), le groupe incarne une joie explosive, insoumise et contagieuse. Leur musique, brute et euphorique, fait basculer chaque concert dans un tourbillon de transe. De Tokyo à New York, de Séoul à Madrid, leur énergie scénique a secoué les scènes du Sziget (Hongrie), Fusion (Allemagne), Lowlands (Pays-Bas), Pol’and’Rock (Pologne), Boomtown (Royaume-Uni), FEQ (Canada), GlobalFest (États-Unis) ou encore Asagiri Jam (Japon).

Né dans la médina de Casablanca, Saad Tiouly grandit au rythme des traditions gnaoua, issawa et de la dakka merrakchia. Formé auprès du maâlem Mohammed Oughssal et inspiré par son frère aîné, il développe un style où le tagnawit croise les textures électroniques, les rythmes bruts et la transe psychédélique. Il écrit, compose, fabrique ses guembris, conçoit ses costumes, et construit un univers cohérent et audacieux. Sur scène, son jeu tendu, intense et habité impose une présence singulière. Il s’est produit au Maroc, en Égypte et à Amsterdam, affirmant une démarche fidèle au patrimoine musical dont il se revendique, tout en étant ouvert à de nouvelles formes sonores.

Originaire de Trinité-et-Tobago, Queen Omega s’impose comme l’une des grandes voix du reggae international. Nourrie par le calypso, la soul et le dancehall, elle démarre très jeune sur les scènes locales avant de se révéler dans les années 2000 en Jamaïque. Militante, spirituelle et puissante, elle mêle reggae roots, dancehall, soul et jazz avec une aisance rare. En 2023, elle signe son retour avec Freedom Legacy (Baco Records), album introspectif salué par la critique. En 2024, elle fait sensation avec No Love Dubplate, enregistré avec Little Lion Sound sur le riddim de Next Episode, salué par Dr. Dre et Snoop Dogg. Sur scène, elle rayonne : Boomtown (UK), Rototom (ES), No Logo (FR), São Paulo (BR), Dour (BE), Rebel Salute (JA)… Une artiste libre et consciente, entre héritage caribéen et vision moderne du reggae.