Formé en 2024 à Témara, Manic Attack est un groupe de thrash metal composé d’Oussama Bodalla (chant/basse), Youssef Akbour et Rachad Mazouzi (guitares), et Oussama Ziadi (batterie). Influencés par Slayer, Megadeth ou Testament, ils façonnent un son rapide, tranchant et frontal. Déjà passés par L’Uzine et Hype Media, ils montent sur scène avec un seul mot d’ordre : “Thrash ‘w’ Zho!”

Formé à Ifrane en 2022, The Sexophones mêlent rock alternatif et metal, entre l’héritage de Nirvana et l’énergie de Slipknot. Ils ont joué partout où on les a laissés brancher. Plus jeunes, ils assistaient à L’Boulevard côté public. Aujourd’hui, ils réalisent un premier rêve en jouant au Tremplin… avec un autre en ligne de mire : devenir le premier groupe marocain à être programmé à Glastonbury.

Band 17 est un groupe indépendant formé à l’Université Al Akhawayn. Leur son mêle rock alternatif, indie et emo, porté par des influences comme Cage the Elephant, Gorillaz ou The Offspring. À travers des textures brutes et émotionnelles, ils explorent les thèmes de l’exil, du départ et de la nostalgie. Un premier EP, Graduation, sorti en mai 2025, et une musique en clair-obscur, à l’image d’une jeunesse en transition.

Formé en 2024 à Casablanca, New Hate propose un son brut, fusionnant metal alternatif, grunge, nu metal, heavy et hard rock. Portés par un chant en darija, leurs morceaux mêlent intensité et identité. Influencés par Audioslave, System of a Down, Alter Bridge ou encore Metallica, ils façonnent leur son dans la pluralité. Avec le Tremplin, ils viennent confronter leur son à un public plus large, sans détour.

En février 2017, une vingtaine de musiciens issus de différentes scènes locales se sont réunis au Boultek à Casablanca pour rendre hommage à Death, groupe culte du death metal américain, et à son fondateur Chuck Schuldiner. Initié par Achraf El Mellouki (Suicide Machine), ce projet tribute a marqué les esprits par sa qualité d’exécution et son intensité, saluant avec fidélité l’héritage de l’un des pionniers du genre. En 2025, l’aventure reprend avec une nouvelle formule plus resserrée, réunissant quatre musiciens confirmés de la scène metal marocaine : Achraf El Mellouki (guitare), Wassim Ahenjir (Thrillogy ; chant/guitare), Mehdi Salmane (We come for War ; basse) et Samir Houaoura (ex-Mean Street, Analgesia, etc. ; batterie). Après un premier hommage remarqué, puis un second projet tribute à Lamb of God présenté sur la scène de L’Boulevard en 2019, ce retour à Death promet un set puissant, sincère, et taillé pour la scène.

Pagan Ulver est un groupe marocain de black metal symphonique fondé en 2020 à Settat. Leur musique, immersive et cinématographique, mêle intensité mélodique, précision technique et thématiques sombres inspirées par la mythologie et la nature. En 2024, ils remportent le premier prix du Tremplin L’Boulevard catégorie rock/metal. Metal Hammer salue leur performance et leur consacre une interview, affirmant que « l’avenir du metal se trouve en Afrique, et non en Europe ou aux États-Unis ». Leur premier album, Obsidian Flame of Thy Offering, est actuellement en mastering chez Demigod Recordings. Avec un line-up stabilisé en 2024, Pagan Ulver s’impose comme l’un des porte-étendards d’une scène extrême émergente et ambitieuse.

Originaire de Bordeaux, Gorod s’impose depuis plus de 25 ans comme l’un des piliers du Tech-Death français. Leur reconnaissance, d’abord acquise aux États-Unis, s’est affirmée au fil de tournées en Europe, en Amérique du Nord, au Japon et en Asie du Sud-Est. Avec six albums et deux EPs à leur actif, le groupe a signé son retour en 2023 avec The Orb, confirmant une esthétique alliant technicité, groove et richesse harmonique. Nourrie de jazz, de funk et de rock des années 1970, leur approche progressive leur confère une identité singulière dans le paysage extrême. Réputé pour ses performances scéniques millimétrées et intenses, Gorod offre un live aussi explosif qu’accessible, porté par une vraie proximité avec le public. Un nouvel album serait attendu à l’automne 2025 — avec, peut-être, un avant-goût exclusif pour le public de L’Boulevard.

Depuis plus de trente ans, Katatonia, figure majeure du metal européen, explore les frontières du genre avec une liberté rare. Né sur les cendres du death/doom, le groupe suédois a progressivement intégré des éléments de goth rock, de prog et de shoegaze pour façonner un son mélancolique et personnel. Nightmares as Extensions of the Waking State, leur 13ᵉ album, marque un tournant à la fois plus heavy et plus introspectif, porté par l’arrivée de deux nouveaux guitaristes et la plume du fondateur et chanteur du groupe, Jonas Renkse, plus vulnérable que jamais. Écrit entre réflexions intimes et élan créatif, l’album alterne riffs massifs, ambiances synthétiques et ballades sombres, tout en conservant ce sens unique de la mélodie hantée. Katatonia prouve qu’après trois décennies, leur art reste en mouvement, porté par une volonté sincère de se réinventer.