Koungou, qui signifie “majesté” en langue béti, est un projet qui prône la tolérance, la paix et le vivreensemble. Né à Tanger dans le contexte postCovid, le groupe est formé de musiciens venus du Gabon, du Cameroun et de Côte d’Ivoire. Ensemble, ils fusionnent bikutsi, coupé-décalé, raï, chaâbi ou salegy dans des compositions multilingues et engagées.

Chanteur, auteur-compositeur et multiinstrumentiste gnawi et amazigh, Tairelile découvre la musique très jeune aux côtés de son père, le poète Abderrahmane Aagouad, auteur pour Izenzaren et Iguidar. Son style marsaoui s’enrichit d’influences blues, de spiritualité gnawie, de malhoun et de musiques amazighes. Actif en formation, en théâtre et en scène, il défend une pratique vivante, entre transmission, création et mémoire.

Pianiste, compositeur, chanteur et auteur palestinien né en 1991 à Nazareth, Isam Elias développe un univers où se rencontrent musiques traditionnelles arabes et rythmes électroniques. Initié au piano dès l’âge de 6 ans, il cofonde Ghazall Band, dont l’album A Tareeq sort en 2017, année où il est diplômé de la Rimon School of Jazz & Contemporary Music. Avec le duo Zenobia, qu’il cofonde également, Isam Elias fusionne mélodies pop arabes, dabkeh et synthés et sort, en 2019, l’album Halak Halak (Crammed Discs). Installé à Paris, il lance en 2024 son projet solo : un voyage sonore mêlant piano, synthétiseurs et pulsations afro-orientales, teinté de dancehall et de rythmes du Moyen-Orient, où traditions et sons électroniques se fondent en une énergie irrésistiblement dansante.

Formé en 2019, Badil explore un “désert psych rock” mêlant sons du Sahara, rock alternatif et psychédélisme. Avec le single Sahara (2022), l’EP Wehid (2022) et l’album Stress (2025), le groupe trace une voie en marge. Influencés par Tinariwen, Ali Farka Touré ou encore Bombay Bicycle Club, ils ont déjà joué à Jazzablanca (2023) et au FIMU de Belfort (2025).

Imadriwen est un groupe de fusion né à Ouarzazate. Leur musique associe gammes amazighes et gnawa à des lignes de guitare blues, des percussions syncopées et des structures empruntées aux musiques actuelles. Le chant y occupe une place centrale, porté par une énergie collective, l’amour du désert et des histoires intemporelles. Leur son, enraciné et hybride, explore d’autres formes sans jamais perdre ses repères.

Azmz, « air du temps » en amazigh, est une performance musicale et visuelle née du programme Tekchbila, qui explore les croisements entre musiques amazighes et électroniques. Ce projet réunit la troupe féminine Ahwach Bnat Louz, pionnière du genre à Tafraout, et le duo Raskas, figure de la scène électronique expérimentale casablancaise. Ensemble, ils tissent un dialogue hypnotique entre rythmes pentatoniques, chœurs traditionnels, textures synthétiques et basslines viscérales. L’expérience est amplifiée par les visuels poétiques de Kevin Le Dortz, qui célèbrent la mémoire vivante du Souss à travers des paysages de Tafraout, habités d’identité et de résistance. Azmz incarne pleinement l’esprit de Tekchbila : relier l’héritage aux avant-gardes.

Chanteuse, autrice-compositrice et poétesse originaire d’El Jadida, Soukaina Fahsi puise dans un héritage africain profond, porté par une recherche spirituelle et une exploration musicale ouverte sur le monde. Sa voix singulière et ses textes introspectifs s’ancrent dans une démarche sincère, mêlant influences traditionnelles et sonorités contemporaines. En 2025, elle s’est produite sur la scène du Chellah dans le cadre de la 20e édition du festival Mawazine, ainsi qu’au Boultek à Casablanca, lors d’un concert solo le 18 mars. À travers ses performances, elle affirme une présence scénique sensible, enracinée et résolument tournée vers la transmission.

Né en 1980 dans un campement touareg près d’Agadez, au Niger, Bombino grandit entre exil, pastoralisme et apprentissage autodidacte de la guitare, influencé par Hendrix, Ali Farka Touré, Tinariwen ou encore Dire Straits. Repéré à l’international dès le milieu des années 2000, il enregistre aux côtés de Keith Richards et Charlie Watts une reprise de Hey Negrita des Rolling Stones. Il se fait connaître avec l’album Agadez (2011), suivi de Nomad (2013), produit par Dan Auerbach des Black Keys. Il invente le “Tuareggae” sur Azel (2016), puis, l’année d’après, enregistre Deran à Casablanca. L’album est nommé aux Grammy Awards en 2018, et c’est une première pour un artiste nigérien. Avec Sahel (2023), Bombino poursuit son œuvre engagée, entre balades acoustiques et transe électrique, au service d’un message d’unité et de fierté culturelle touarègue.